GROUPE VOCAL      LES BRANLE-GLOTTES

Actualité

 

Voix Romande du 10 mai 2012

Echos des Marmousets

Un plein d’échos, cette semaine, avec notre maestro accompagné de ses toutous (non, pas de hot-dog en vue pour l’apéro…), le retour de Roland (ça fait plaisir), qui a fait les foins (entendez par là, le poil court…), et aussi, mais c’est de rigueur, un échauffement de circonstance (fait pas encore très chaud) mais, devant être plus discret (bouche bien formée, pas de la « braille »… eh, on apprend toujours…). Puis, ça c’est l’échéance, avons encore bûché le programme de samedi prochain, avec revue des détails pour le mariage de Valentine et Clément (futur beau fils de Phil I). Avons, pour cet événement, rendez-vous à 14h00 à la Préfecture de Courtelary, tenue BG complète (cérémonie oblige). Pour cette occasion, avons une dernière fois « ripoliné » Maria (l’Ave ne suffisait plus…) et « cogité » sur « ça sert à quoi tout ça ? » (ben, à apprendre a donner du rythme et du swing…). Alors, voyez, n’avons pas le temps (bien que nous l’ayons également répétée…) de chômer !

Nouveau membre

Ce lundi, avons aussi intronisé l’ami Jean-François, nouveau membre BG à part entière (temps d’essai accompli avec succès) et fraichement « cravaté » (c’est le caissier qui est content, une cotisation en plus…). Jean-François, les BG en « chœur » te disent « bienvenue chez nous » !

Document

Rappel : n’oubliez pas, pour lundi prochain, d’apporter une photocopie de votre carte d’identité, course 2012 oblige !

Bonne semaine à tous.

Jappy

 

 

  

 

Notre bulletin semestriel de mai 2012

Cliquez sur l'icône, ayez un peu de patience pendant le téléchargement... et bonne lecture.

Philippe 2, dit le Belge, votre webmaster débutant préféré

 

 

 

Rapport d'activités 2011

 

A             comme                 année nouvelle et reprise, le lundi 10 janvier pour une dernière répète à l’ « Haudenschild ». Mais aussi

                                               « A » comme assemblée générale, le vendredi 4 février au « Marmousets », notre nouveau local de

                                               répète, tout beau tout neuf. Suivie d’un repas de derrière les fagots (porchetta, polenta et salade, le

                                               tout mijoté par le grand chef David). Avons aussi eu le plaisir d’y accueillir l’ami Benja, de retour, les bras

                                               en croix, après un exercice de haute voltige mal terminé dans les escaliers.

 

B             comme                 Braderie, déjà la 14ème en ce week-end des 1, 2 et 3 juillet. Ambiance, météo, fréquentation de notre

                                               stand, tout a contribué à en faire une des plus belle de la décennie. Montage de la tente exécuté comme

                                               des pros sous les ordres d’un « sergent major » engagé par Sami.  Puis, 3 jours avec une foule de

                                               « papilles gourmandes », pleine déloges pour la qualité de notre friture. Puis, une fin en fanfare avec un

                                               tour des stands amis, pour décompresser, dont celui de « La Chorale » et l’apéro offert par l’ami Yves,

                                               ou celui du FC Aurore ou, pour nous changer du poisson, nous nous goinfrâmes d’une délicieuse paëlla.

                                               Exercice réussi à tous les échelons. Alors, en route pour la quinzième !

 

C             comme                 cabane, celle des jardins à Boujean pour un traditionnel « concert des passifs », donné dans un cadre

                                               aussi bucolique que champêtre le vendredi 20 mai. Y avons pour la première fois interprété notre « pot

                                               pourri » de chansons françaises pour le plus grand plaisir de tout le « gratin de nos admirateurs ». Bon,

                                               faut aussi dire qu’au souper qui suivi, ils ont aussi rupé 25 kg de salade de patates.

 

D             comme                 déménageurs, ceux du lundi 28 mars qui nous ont ramené notre fameuse « Stammtisch » mise au

                                               « stock» depuis que nous avions quitté l’Union. Une équipe de 4 solides gaillards, composée de 2

                                               intellos, « profs » de leur état (la science au travail) et de 2 « Manuels » (le travail personnifié). Depuis,

                                               nos réunions tournent plus rond, les angles étant arrondis.

 

E             comme                 « Eco del Ticino », le samedi 9 avril à Boudry, où une grosse délégation BG s’est rendue pour participer

                                               aux  festivités du 40ème anniversaire de cette société. Là aussi convivialité, ambiance et agapes furent

                                               les maîtres mots d’une soirée tout en chanson et en amitié.

 

F             comme                 facile à chanter, mais, pour ça faut travailler, ce que nous avons fait tout au long de l’année pour

                                               apprendre un « pot pourri » de chansons françaises dont la partition n’a cesser de s’allonger afin de

                                               conclure avec « Michèle », une belle des Beattles.

 

G             comme                 « Gléresse » et la saucisse au marc chez l’ami Sali, le lundi 21 mars. Une répète tout en volutes excitant

                                               les papilles, ou quand y en a marc c’est pas du « Malabar », le tout dans une ambiance festive et

                                               conviviale.

 

H             comme                 « Hirschen » et sa grande salle, pour un fameux concert apéro donné le dimanche 13 novembre. Que de

                                               monde, que de monde et du beau monde, venu écouter une prestation touchant au grand art. Selon les

                                               échos reçus et entendus, n’avions jamais aussi bien chanté. Va être difficile d’encore faire mieux…

 

I               comme                 interprétation de nos chants, et notamment le dimanche 26 juin, à la Boccia à Boujean, dans le cadre de

                                               la journée annuelle de la « Coralina. L’ambiance y fut torride, la halle étant équipée d’un toit en tôle

                                               chauffé à blanc par un soleil radieux. Pas besoin d’échauffer la voix mais, par contre, de refroidir la

                                               glotte, à l’eau…

 

J             comme                 jardin et échos de plein air, ceux de chez notre ami Patrick, le lundi 15 août pour une répète « mise au

                                               vert ». Que la gestuelle de notre Maestro nous dirigeant dans le soleil couchant était belle à suivre. Les

                                               agapes qui suivirent furent, elles aussi, belles et douces, mais au palet et non plus à la glotte. Eh oui,

                                               l’amour du chant passe aussi par l’estomac et, ce jour là, nous fûmes magnifiquement accueillis par

                                               Patrick et sa famille.

                                              

K             comme                 kilos en trop, ceux emmagasinés lors de nos agapes courant 2011 et notamment lors du soupé de

                                               Noël, le lundi 19 décembre organisé et pris dans notre local des Marmousets. Beaucoup de monde,

                                               même des anciens comme Päulu, Tounet et Willy et, cerise sur le gâteau, le Père Noël accompagné du

                                               Père Fouettard. Belle soirée de fête de fin d’année.

 

L             comme                 l’anniversaire de Lotti, charmante épouse de notre ami Christian, le samedi 3 septembre, pour fêter son

                                               jubilé en chanson, au vert dans leur jardin. Un chaleureux accueille dans la joie et l’amitié pour un bon

                                               moment en chansons.

 

M            comme                 Montagne, sur laquelle nous aimons bien chanter, et notamment le dimanche 28 août pour les 50 ans du

                                               chalet du ski club de Sonceboz dans une ambiance chaleureuse.

 

 N            comme                 « Néro », un nom de chien qui n’est pas celui du chien de Toni mais que ce dernier a pris avec lui pour

                                               l’aider à diriger la répète du 12 septembre. Nous étions tous aux abois, concentrés pour ne pas donner

                                               l’occasion à ce chienchien de chasser le canard.

  

O             comme                 ordonné, grâce à notre nouveau « porte partitions », inauguré le lundi 7 novembre. Celui-ci permet aux

                                               BG d’êtres uniformes en concert, d’avoir leurs partitions en ordre et d’y accéder de manière séquentielle

                                               (même Benja ne ventile plus…). Le seule truc, faut faire gaffe au moment de rajouter une nouvelle

                                               partition, sinon ça a le même effet que lors du nettoyage du fusil d’assaut, vous vous rappelez ? Mais

                                               oui, le vole intempestif du ressort du percuteur dans la culasse, tout « fou le quand »…

 

P             comme                 « Pot pourri », une partition de chansons françaises, mise en page par notre maestro, et qui ne cessa de

                                               grandir au court de l’année pour devenir le morceau principal de notre répertoire tout en se taillant un

                                               franc succès lorsque nous l’avons interprétée au court de nos différents concerts en cette année 2011.

.

Q             comme                 qualité, celle de l’accompagnement au piano de certains de nos chants par « Claire », pianiste de son

                                               état, lors de la répète du lundi 31 octobre, en vue de préparer le concert apéro. Avec elle, ce fut vite

                                               claire que nous chantons mieux accompagné et, Toni étant sous le charme il en est resté tout désarmé,

                                               oubliant même ses pistolets.

 

R             comme                 « chanteur de rue », ce que nous fûmes le lundi 20 juin dans le cadre de la « Fête de la musique ». Ce

                                               jour là étions de sortie pour pousser la chansonnette, du home « Rochat », où l’on s’occupe de notre ami

                                               Raymond, au « Cécile », le fameux « Céc » qui nous vit venir au monde, en passant par le bar de l’ami

                                               « Caddie ». Ce bol d’air frais fit du bien à la glotte BG et la fondue qui suivi au « Robinet d’Or », du bien

                                               par où elle passa…

 

S             comme                 Si, si, si, car aux échauffements c’est plus souvent, no, no, no, et donc, si je parle de Nono, c’est pour

                                               lui dire merci d’avoir tenu l’intérim de la VR durant les mois de février et mars, pendant que je me

                                               déhanchais pour maitriser mes béquilles.

 

T             comme                 Tunnel ou plutôt « Les caves du Tunnel » à Conthey, visitées le samedi 20 août à l’initiative de Sami,

                                               organisateur d’une jolie sortie au Valais. Ce soir là, ce fut aussi raclette au chalet et chants à la belle

                                               étoile. Les mêmes chants, dirigés par un Toni tout frais douché de dessous la tente, furent aussi repris le

                                               dimanche au « Clair de Lune », auberge du coin où nous avons dégusté un délicieux repas typiquement

                                               valaisan. Le tout se termina par la visite de l’impressionnant « bisse de Savièse », creusé à même la

                                               roche. Magnifique week-end (enfin, pour Toni ce fut le flash..) et encore un grand merci à Sami.

 

U             comme                 Union (non, pas le resto qui nous a vu répéter durant bien des années), celle de notre petit dernier,

                                               Nicolas avec Amélie, petite fille de Christian, le samedi 1er octobre à Péry, pour des noces en coton.

                                               Oui, leur premier anniversaire de mariage fêté dans la joie et la bonne humeur, avec pour thème les années

                                               80. C’est dans cette magnifique ambiance que les BG on pu reprendre un « coup de jeune ».

 

V             comme                 Vodka pour reprendre « Kalinka » lors de la répète du lundi 26 septembre. Oui, une Vodka aurait peut-

                                               être fait du bien ce jour là, tant il y avait de monde absent pour cause de « toux » et de glotte aphone,

                                               because les brumes de l’automne.

 

W            comme                 wagonnets, ceux empruntés sous terre, aux salines de Bex, toujours lors de notre escapade au Valais le

                                               samedi 20 août. C’est la première fois que les BG ont interprété leurs chants aussi bas, 6 pieds sous

                                               terre, donc plus bas que le demi-ton habituel.

                                              

X             comme                 xénon ou phare du même nom, ceux dont Toni aurait eu bien besoin lors de certaines répétitions afin de

                                               pouvoir mieux lire ses partitions, car parfois, la vue baisse aux « Marmousets ». Bon, le ton aussi, mais

                                               l’espion à Benja (petit enregistreur de haute technicité placé au dessus de Toni) fut souvent là pour

                                               corriger le tir…

 

Y             comme                 La « Youtze », un chant « d’j’armalyi » appris vitesse grand V pour être interprété en chœur mixte lors du

                                               concert du 17 décembre au Temple de Bassecourt  avec les fribourgeois de Delémont. Avec ce chant,

                                               c’est Riquet qui mouille sa culotte de plaisir, « Liô-ba »

 

Z             comme                 zapper, ce que nous fîmes parfois en concert, en ne suivant pas toujours rigoureusement le programme

                                               préétabli. Pour Gégé, ce fut parfois « la croix et la bannière » pour y placer les textes de présentation

                                               des chants qu’il avait concocté en fonction du dit programme. Il eu parfois l’impression d’être pris pour

                                               un « zanni » c. à d. « un serviteur bouffon de la commedia dell’arte »…

Mais, santé quand même et vivent les BG.

Jappy

 

 

 

Course BG 2010 à Ballenberg-Bremgarten-Friedrichshafen-Appenzell

Vendredi 10.09, premier jour :

Ce matin-là, sur le coup de 07h00, une joyeuse équipe (pleine de ressort) s’est retrouvée devant la maison de la famille Favre pour prendre le départ d’une nouvelle course BG. Peu avant 07h15 (Benja étant à l’heure, non, non, pas sur Soleure. Par contre, une équipe l’attendait encore à la gare, lui étant arrivé en voiture…), nous nous sommes mis en route selon le programme que nous concoctèrent les barytons (s’ils le suivent aussi bien qu’ils suivent leurs partitions, on n’est pas encore rendus en allant dans tous les sens…), pour une destination inconnue (ce fut d’ailleurs le thème de ces trois jours, de quoi déboussoler le GPS le plus sophistiqué…). Dans un premier temps, nous nous orientâmes, tout de même, direction le sud (ce n’était pas les Corons).

A 07h45, une première halte eut lieu au « Grauholz ». Non, pas pour le café, juste pour un petit contrôle technique (le spectre de la fameuse montée du Simplon lors de la course 2000 nous est alors furtivement réapparu…), mais, rien de grave. Donc, nous avons poursuivi, toujours dans l’ignorance la plus totale, notre route vers le sud (Zurich ? Lausanne ? Fribourg ? A droite, c’est la France, par Fribourg, etc., alors qu’à gauche c’est l’Italie par le Lötschberg, etc. Finalement, ce fut la gauche…). Puis, consternation lorsque du côté de Münzingen, nous prenons la sortie pour Belp (eh oui, il y a là un aéroport ! Un autre spectre est alors apparu, celui de la course 1990 et l’entrée sur le tarmac de l’aéroport de Sion où, même aux WC, il y avait la diffusion de la messe…).

La première émotion passée, nous avons compris que ce choix avait été fait à dessein afin de prendre le petit déj. (2 cafés, 2 croissants) au restaurant de l’aéroport (ouf, soulagement pour Toni qui, s’il a bien une direction de haut vol, n’aime pas l’avion…). Ce premier intermède passé, avons continué notre route en direction de Thoune, Interlaken, Brienz (mais, où allons-nous, nous sommes-nous tous demandés ? Cela, tout en attaquant le « Ja z’Oberland, z’Berner Oberland…). Pour corser (allez savoir) le tout, Benja annonce alors le « jeu de la pincette » (celui où, justement, il faut placer une pincette sur quelqu'un, cela sans se faire pincer, faute de quoi le fautif a droit à un gage). Il y a aussi eu distribution de photos portraits pour chacun de nous (retouchées à l’aide d’un soft « mode Benja », j’ne vous dis pas « nos gueules »…), pour une grosse partie de rire. Chemin faisant, sommes arrivés vers 10h00 à l’endroit de notre première destination, « Le Ballenberg » et la visite de son musée en plein air (jolis chalets), un mini tour de Suisse de l’habitat et de ses us et coutumes (comme l’artisan au boulot…).

Nous en avons profité pour prendre l’apéro au « Tessin », tout en y chantant dans « le silence » avec pour seule note le fa, celui des FA-18  décollant « plein pot » depuis Meiringen. Puis, avons goûté une délicieuse soupe à l’orge dans le canton de Vaud, toujours en chantant, mais au coin du feu, pour finir par une chansonnette devant le four à pain d’un ami chasseur à Jacky (le monde est petit…). A la suite de tout cela, avons dîné sur la terrasse d’un resto du coin  (oui, le « chœur » y était avec le calme revenu). Vers 15h00, nous nous sommes remis en route pour, encore, l’inconnu (les spéculations allant toujours bon train) qui, très vite, devint le « Brünig-Hasliberg ». Chemin faisant, nous eûmes aussi droit à un « mini concours BG » sous la forme d’un questionnaire devant déterminer notre QI (compris dans la fourchette allant de « stupéfiant à déconcertant en passant par hilarant »).

Au sommet du Brünig, il y eu une petite halte pour « le poids du cochon » , entendez par là que chacun de nous fut pesé, et « le tour du bonnet » , ou la mesure de notre tour de tronche (afin de savoir qui allait enfin pouvoir participer aux « Grosses têtes » de Bouvard). Encore une grosse partie de rire, donc. Puis, nous eûmes enfin droit à une première dégustation (à ce moment-là, ne savions pas que ce serait la seule et unique…) chez un vigneron du bord du lac des « Quatre Cantons », Toni (comme notre maestro) Ottiger du domaine « Rosenau » à « Horw » (très joli domaine et bien soigné). L’accueil y fut chaleureux et, pour l’étonnement de la plupart d’entre nous, les vins remarquables (notamment son « Solaris » qui, à la clef, sonne bien et fut une révélation tout comme un délicieux  accompagnant du « Sbrinz »). Très belle visite de cette région méconnue.

La suite du voyage nous amena vers l’arrivée de notre première étape, à savoir la petite ville de Bremgarten AG  (à seulement 98,7 km de la maison, pour ceux résidant à Bienne…). Prise des chambres rapide (avec le compagnon désigné d’office, d’où, pas tristes certains couples…) dans deux hôtels des bords de la Reuss (manque de place…) et souper sur la terrasse du « Stadthof » (l’un des deux hôtels, justement). Le repas terminé, et après quelques chants, avons encore fait un tour en ville (question de digérer) avant d’aboutir dans un bistrot plein d’ambiance et de jeunes qui, à force de « chants BG », nous trouvèrent « Geil » (bon, aurions peut-être pas dû entonner le « Nabucco » sur un morceau joué « plein pot » par « Deep Purple », ça a fini par casser l’ambiance). Alors, partîmes un estaminet plus loin ! Encore un dernier petit whisky, histoire de bien dormir, dans une boîte du coin (jeunes, jeunes, les gymnastes…) et cette première journée, bien remplie, était arrivée à son terme. Alors, dodo, « Bouna not dorma baïn » !

Samedi 11.09, deuxième jour :

Diane debout (06h30 et pas chasseresse, la Diane…), p’tit déj avec diplôme d’ingénieur requis pour la mise en route de la machine à café (histoire de capsules oblige…). Ceci enfin fait, départ à 07h30 (avec, cela va de soi, le contrôle des yeux ! Non, non, juste des yeux) pour…, ne savions toujours pas où (ben voyons…)? Mais, à 07h45 avions déjà passé deux tunnels, ceci pour « premier indice » selon Jean Mi (Gothard ? San Bernardino ? La rose des vents, ben c’est 360°…). Ah, avec aussi, cela allant évidement de soi, la suite de notre mini concours BG (n’étions pas là juste pour « glander »…), la moyenne du questionnaire de la veille étant tout sauf brillante selon Christian (l’instigateur dudit concours). Le suspens était insoutenable (pour connaître la direction, donc), Schaffhouse ? St Gall ? Coire ? Etc. … (rien à faire, ne prenions jamais la bonne direction, du moins pas celle de toutes « nos spéculaaaaations » (Sion, c’est au Valais…)? 09h29 : ça y est, le suspens est enfin tombé, c’est Romanshorn et son ferry  pour l’Allemagne (embarquez, svpl.), plus précisément, Friedrichshafen.

Sur le bateau, après le café du matin, bien que ce fut encore tôt, l’apéro s’est vite imposé  (merci Jacky…) avec un p’tit blanc du coin (marquait bien son passage des organes internes…caramba…). Puis, arrivés sur l’autre rive (en Allemagne, justement), avons été obligés de reprendre l’apéro car le musée « Zeppelin » (là où, en 1936, on fabriquait de gros « Schubligs volants » comme le « Hindenburg ») n’ouvrait pas ses portes avant 12h30. C’est donc (encoooore…) avec un « Weissburgunder » (enfin, pas pour tous, car deux écoles s’affrontaient, l’autre étant celle des amateurs de « Weissbier ») que l’on s’est ouvert l’appétit pour de délicieux « filets de truites sur leur lit d’herbettes ».

Comme ce repas fut quelque peu frugal, très vite un dessert s’imposa et les tartes du pays avec leur ration de crème battue (la fameuse « Schlagrahm ») eurent la faveur du choix (histoire de faire un fond…).

12h45 sonnantes, étions dans le musée, sous la conduite de notre guide, Mme Stöcklin (normal pour des biennois, puisque c’est le féminin de Stöckli…). Bon, comme nous étions un trop grand groupe, il a fallu avoir recours à une deuxième guide, Sonia (non, pas Nathalie), charmante historienne de l’histoire des « Zeppelin » (Hindenburg itou, disparu en l’espace de 32‘’ dans un incendie survenu en 1938 lors d’un atterrissage à New York). L’histoire de ces fabuleuses saucisses volantes n’a à présent plus de secret pour nous (depuis le 1er vol d’un Zeppelin qui eut lieu en 1900 jusqu’au tragique accident de 1938 qui mis une fin abrupte à cette fameuse épopée).

Puis, vers 15h00, nouveau départ pour…où ( ?), nous ne savions toujours pas (bon, faut aussi dire que les barytons ne s’y entendent pas seulement en « lecture de partitions » (…) mais savent aussi faire « yoyoter un GPS »). De virages en bifurcations, de montées en descentes (à travers de magnifiques paysages, je le concède…), « bon an mal an » (Claudi faisant de l’exercice à se faire des bras de tennisman…), sommes finalement arrivés à Appenzell. (c’est Rhodes intérieur, car Rhodes extérieur c’est Herisau…) où, nous allions passer notre deuxième nuit (pour le plus grand souci de David, grandeur du lit oblige…). Enfin, pas tout de suite étant donné qu’à 17h30, nous repartions pour le « Hoher Kasten » (là-haut sur la montagne et avec le téléphérique du même nom) et son restaurant tournant où l’apéro et le souper nous attendaient. Nous avons pu y admirer un magnifique panorama et un coucher de soleil digne des plus grandes « productions hollywoodiennes ». Bien sûr, nous y avons aussi chanté sur cette montagne, à commencer par « La Montanara », cela va de soi (Bernie, quant à lui, c’est plus les vertus des pilules « Ranimed» qui l’ont inspiré pour chanter « j’vomitout  là haut »…), puis d’autres encore, au hasard de nos envies ou en suivant « el diretor ». Nous eûmes aussi droit, après l’apéro, accompagné de spécialités appenzelloises, à un délicieux repas pris au gré du paysage qui défilait (because, le resto tournait, justement). Joli ce cirque de montagne que tu peux admirer sans te déplacer ! Puis, avant d’entamer la descente avec ce téléphérique venu spécialement nous chercher, nous primes (enfin, ceux qui connaissaient…) encore un dernier digestif sous la forme d’un « Säntis Malt » (eh oui, il n’y a pas que les écossais qui savent distiller l’orge). Et zou, descente dans la vallée tout en interprétant un dernier « Tibié » (oui, car au passage du pylône intermédiaire, Gégé nous a fait souci… attention aux secousses…).

De retour à Appenzell, n’étions pas d’humeur à déjà nous coucher et c’est tout naturellement qu’un dernier verre s’imposa (un choix à risque pour certains, vu la hauteur du plafond du « Rössli » , plus vieux bistro d’Appenzell). Dans ce pays, pour digérer un  repas « pantagruélique », ils n’ont que l’Appenzeller (ne connaissent pas la « Yens ») !

Il va de soi, sinon nous ne serions pas BG, que nous avons aussi poussé la chansonnette mais, elle fut un peu du genre « vide bistrot » (c’était un peu « chauffe qui pneu » ! Etait-ce dû au fait que le « faîte du plafond » était plutôt bas ou au fait, en fait, que les gens d’ici ne sont pas, en dehors de la « Youtzer à la schwytzoise », mélomane pour faire la fête ?). Bon, pour finir le « Mon Pays » a malgré tout bien passé (c’est déjà ça), ce qui eut pour incidence que « the folk » nous demanda encore (pendant que Benja, lui, essayait désespérément de nous faire croire que ses partitions étaient à l’envers) des chants plus rapides (finalement, sont bien ces appenzellois, et pas si petits que cela, z’ont dû prendre des hormones…). Le tout devint carrément hilarant lorsque Benja (encore lui…) nous fit le coup de « la chaise qui drague » (c’est mieux que celui des chaises musicales et, tous tombent dans le panneau… mais, ça marche à tous les coups…). Après toutes ces émotions, une dernière petite ballade et un p’tit cigare sur une terrasse (enfin, pas tous, les habitués) hop, au dodo car demain est un autre jour !

Dimanche 12.09, troisième jour : 

Ce matin-là, jour du Seigneur, eûmes droit à la « grâce matinée », puisque le p’tit déj. avait été fixé à 08h00 (malgré cela, aïe, les yeux chez certains…avaient besoin de lunettes de soleil…). A 09h30, nous prîmes un nouveau départ pour ? Eh ben, pour un tour de ville à pied, guidés par une charmante jeune dame (originaire d’Alsace, eh oui, n’y a pas de frontière). Nous y avons tout appris, ou presque, sur l’histoire de cette ville d’Appenzell.

Comme, par exemple, qu’elle fut pratiquement entièrement détruite par un incendie  en l’an 1560 ou, sur la tradition de sa « Landsgemeinde » ou, encore sur son église « Saint Maurice » (où le « Tibié Paiom » résonna bien) et le pourquoi de ce patronyme (faut remonter jusqu’aux romains pour cela) et enfin ses maisons décorées de peintures naïves  (dues à un certain Monsieur Hugentobler, non, pas « Toblerone »…) et ses nombreuses enseignes (de la plus vieille à la plus moderne…). Après ce tour historique, fort instructif et intéressant, nous avons encore entonné quelques uns de nos chants devant l’office du tourisme (si c’est pas du marketing, tout ça…), pour le plaisir de notre guide et d’une petite troupe devenant finalement nombreuse. Puis, midi passé (c’est assez rare chez les BG pour être signalé), avons pris l’apéro sur une terrasse du coin afin d’enfin lubrifier la glotte. Suite à cela, vers 12h30, nous nous sommes rendus à la « Chilbi » (ça aussi, c’était une première dans l’histoire des BG), celle de qui avait lieu dans l’enceinte de la fabrique. Là, avons, chacun, généreusement reçu la somme de CHF. 30.- avant d’être lâchés dans ce nouvel environnement pour « casser la graine ». Au menu : « Schüblig » (bien cuit) et « Goulaschsuppe » bien assaisonnée (non, non, David, sans peigne, rassure toi, c’est pas comme dans les spagous de l’histoire…), le tout soutenu par le fameux « Appenzeller » aux 42 plantes (n’aurons jamais fait autant de botanique…), tirant 29° (Nono, c’est 36,8°, sous les bras…). Puis, 15h00 tapantes, non sans avoir encore assisté au « lancer de la pierre d’Unspunnen »  (David et Phil 1er s’y étant essayés pour le record BG …), « Schluss », finit la « Chilbi ». Nous avons alors repris le chemin du retour (comme le « Männerchor de Steffisburg ») avec, il faut absolument le signaler, un « mot du Directeur » qui valait son pesant d’or (le mot, donc…), je cite : «on ne subit pas les BG, on les soutient ». En route, était-ce le fait de « sentir l’écurie », Bernie reprit des couleurs (le matin, il avait celle de son sachet de thé à la menthe…) et du rire. Et c’est tout naturellement, après avoir fait encore quelques détours (histoire de perturber une dernière fois un GPS qui avait, depuis longtemps déjà, perdu son sens inné de l’orientation), effectué un « arrêt  BG » (tradition héritée de la course 2006 en Ecosse…) et pris un dernier repas en commun du côté de Soleure (non, pas nous, étions sobres…), que nous avons tranquillement regagné nos pénates !

Aux barytons in corpore, un grand merci pour l’organisation de cette course magnifique, qui a eut pour mérite de nous maintenir durant 3 jours dans un suspense de tous les instants tout en nous démontrant que l’on ne connaît pas bien ce magnifique pays qui est le nôtre. Aux basses, à présent, de relever le prochain défi, dans 2 ans !  

Jappy

P.S. : Ah, encore ceci, les 3 lauréats du fameux concours BG furent : 1er Paul, 2ème Roland et 3ème Phil II. Bravo à eux !